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Rencontrez Pauline Courteille (MAPI 2019)

Pauline Courteille est directrice adjointe du Mortara Center for International Studies à la School of Foreign Service de l’Université de Georgetown à Washington, DC. Née en France, elle a grandi en Normandie. Cette diplômée de première génération et professionnelle de la gestion internationale se concentre sur la résolution de problèmes organisationnels complexes. Pauline a passé l’année universitaire 2017-2018 à Glendon dans le cadre du programme de double diplôme de la Maîtrise en affaires publiques et internationales (MAPI) à Sciences Po Strasbourg.

Que faites-vous dans le cadre de votre emploi actuel?

Depuis février 2024, je suis la seule administratrice à temps plein du Mortara Center. J’ai plusieurs casquettes : stratège en chef, organisatrice d’événements, cheffe d’équipe étudiante, responsable des finances, cheffe de bureau, responsable des achats. Parfois, on fait aussi appel à moi pour résoudre des crises. En étroite collaboration avec le directeur, je développe la stratégie, les programmes et les activités du centre tout en veillant à son bon fonctionnement au quotidien.

Aucun jour ne se ressemble vraiment dans notre petit coin du campus. Récemment, le centre a fêté son 20e anniversaire. Pour cette occasion, j’ai mis sur pied une exposition à la bibliothèque universitaire, participé à la réalisation d’une vidéo commémorative, organisé un événement de haut niveau avec des conversations sur les affaires internationales et organisé un souper avec la présidente émérite de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi. J’ai également eu le privilège de soutenir le Conseil académique du système des Nations Unies (une organisation que mon centre héberge) lors de sa réunion annuelle à Nairobi, au Kenya. Ce fut une occasion exceptionnelle de découvrir les coulisses d’une conférence internationale.

L’un des aspects les plus gratifiants de mon rôle consiste à gérer notre équipe de neuf étudiantes et étudiants exceptionnels et à les voir progresser. En tant que « superviseure », j’adore participer à leur expérience universitaire et à leur réussite. Mes discussions avec eux me rappellent mon expérience universitaire.

Qu’est-ce qui vous a marquée pendant vos années à Glendon?

Le cours de processus politique du professeur Francis Garon a laissé une marque indélébile sur mon approche professionnelle, notamment les notes de synthèse que nous préparions en binôme. J’ai été jumelée avec un étudiant canadien qui m’a appris à mener

des recherches en collaboration et à proposer des solutions concrètes aux décideurs. Cette compétence s’est révélée inestimable tout au long de ma carrière. Récemment, j’ai repris mes notes de cours pour conseiller les étudiants de Georgetown sur la manière de présenter leurs propositions de club aux dirigeants de l’Université.

J’ai également apprécié la combinaison de cours rigoureux avec les professeurs Elaine Coburn, Nicholas-Guillaume Martineau, Miloud Chennoufi, Joanna Robinson, Ian Roberge et d’autres, et du « Colloque hebdomadaire : Le Canada et sa place dans le monde ». Assis dans la rotonde aux murs en bois, les praticiens nous ont fait part de leurs expériences réelles, reliant ainsi la théorie à la pratique.

Je n’ai pas suivi le cours facultatif donné par la regrettée directrice Annie Demirjian. C’était une directrice de programme inspirante et chaleureuse, même si on n’était pas dans sa classe. Je ne peux pas parler de mon séjour à Glendon sans mentionner cette femme exemplaire incroyable.

La compréhension du système canadien s’est avérée particulièrement précieuse pour l’Européenne installée aux États-Unis que je suis. Glendon m’a fait découvrir l’Amérique du Nord (oui, il y a beaucoup de points communs quand on vient d’Europe!) et a fourni un aperçu des différences entre les systèmes canadien et américain, notamment en ce qui concerne l’identité nationale et les structures politiques. Même si je ne suis pas retournée au Canada depuis 2018, mon expérience à Glendon est un pilier de ma vie à Washington, DC.

Quel a été votre parcours avant et après Glendon?

Mon parcours, de la Normandie à Washington, m’a menée dans cinq pays et sept villes, chaque étape étant le prolongement de la précédente. Avant Glendon, j’étais étudiante à Sciences Po Strasbourg et j’ai fait un séjour d’études à l’Université de Vilnius en Lituanie.

Après Glendon, j’ai repris mes études supérieures à Strasbourg, puis à Paris. Durant toutes mes études, j’ai travaillé pour des collectivités locales, en me concentrant sur les projets internationaux et les politiques de ressources humaines. Après avoir obtenu mon diplôme, en 2020, j’ai déménagé à Bruxelles, en Belgique, pour effectuer un stage au Parlement européen. J’ai ensuite été engagée comme assistante pour la mise en œuvre de processus de ressources humaines. Promue administratrice en 2022, j’ai dirigé des équipes interdépartementales sur la communication externe et les pratiques de sensibilisation avant de m’installer aux États-Unis et d’occuper mon poste actuel à Georgetown.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants actuels et futurs?

Osez poser votre candidature, profitez de l’expérience et établissez des liens avec le personnel éducatif du programme.

C’est stressant de s’orienter dans un parcours universitaire et professionnel. En tant que diplômée universitaire de première génération, je sais que les programmes internationaux peuvent paraître intimidants. L’École d’Affaires publiques et internationales de Glendon est une communauté accueillante qui favorisera votre croissance. Mon conseil est simple : profitez des possibilités uniques qu’offre le statut d’étudiant ou étudiante! Lisez, écrivez, parlez, obtenez de la rétroaction, progressez! Utilisez les heures de permanence, envoyez vos questions par courriel. Peu de patrons se soucieront de votre perfectionnement autant que vos professeurs. Contrairement à l’environnement professionnel où l’on encourage une mission plus vaste, à l’école, c’est la réussite personnelle qui est au cœur de la mission. Alors, tissez des liens avec vos profs, vos pairs et toute la communauté de Glendon.

Et amusez-vous! J’ai vécu sur le campus, à la résidence Wood, et j’ai adoré. Mes moments préférés étaient : assister au cercle de tambours, se régaler avec les desserts de Tim Hortons, étudier près des grandes fenêtres du bâtiment du Centre d’excellence, regarder la neige tomber, marcher dans la forêt de Glendon, et avoir de longues conversations bilingues avec des amis du monde entier.