{"id":14773,"date":"2023-07-17T11:48:34","date_gmt":"2023-07-17T15:48:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.yorku.ca\/glendon\/?p=14773"},"modified":"2023-07-17T11:50:49","modified_gmt":"2023-07-17T15:50:49","slug":"the-planetary-health-advocacy-framework-and-the-importance-of-dialogue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.yorku.ca\/glendon\/2023\/07\/17\/the-planetary-health-advocacy-framework-and-the-importance-of-dialogue\/?lang=fr","title":{"rendered":"Le cadre pour la d\u00e9fense de la sant\u00e9 plan\u00e9taire et l\u2019importance du dialogue"},"content":{"rendered":"\n
Article r\u00e9dig\u00e9 par Liliana Antonshyn et Alyssa Ramos, apprenties chercheuses au sein du programme du Coll\u00e8ge Glendon de l\u2019Universit\u00e9 York.<\/em> <\/p>\n\n\n\n Le 29 mars dernier, l\u2019Institut Dahdaleh pour la recherche en sant\u00e9 mondiale a organis\u00e9 une discussion collective anim\u00e9e par Mmes Carol Devine<\/a> et Yasmin Al-Sahili<\/a>. Mme Devine est chercheuse communautaire \u00e0 l\u2019Institut Dahdaleh et travaille \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un cadre pour la d\u00e9fense de la sant\u00e9 plan\u00e9taire. Mme Al-Sahili y a travaill\u00e9 avec Mme Devine en tant qu\u2019assistante de recherche. <\/p>\n\n\n\n La question qui a int\u00e9ress\u00e9 le groupe \u00e9tait la suivante : comment \u00e9laborer des strat\u00e9gies pour encadrer et communiquer les connaissances sur la sant\u00e9 plan\u00e9taire? L\u2019objectif est de d\u00e9velopper des principes qui favorisent la sensibilisation dans les domaines de l\u2019humanitaire, de la sant\u00e9 mondiale, de la sant\u00e9 plan\u00e9taire et du changement climatique. <\/p>\n\n\n\n Mmes Devine et Al-Sahili soulignent que ce qui \u00e9tait au d\u00e9part un simple cadre s\u2019est transform\u00e9 en un \u00ab outil de sensibilisation \u00bb qui explore les impacts du changement climatique sur la sant\u00e9. Cet outil est destin\u00e9 \u00e0 alimenter les programmes op\u00e9rationnels pour att\u00e9nuer le changement climatique et \u00e0 plaider en faveur de nouveaux modes de vie durables pour les humains et les autres formes de vie terrestre. <\/p>\n\n\n\n En tant qu\u2019outil vivant, il \u00e9volue constamment et parfois rapidement en r\u00e9action au dialogue d\u2019un vaste \u00e9ventail de protagonistes. Ce dialogue est essentiel. Comme le dit Mme Devine, en paraphrasant Nicole Redvers, Ph. D., leader de Indigenous Planetary Health, le changement climatique ne sera pas r\u00e9solu avec des solutions techniques. Au contraire, \u00ab la crise climatique sera r\u00e9solue gr\u00e2ce au langage et au dialogue \u00bb. <\/p>\n\n\n\n Lors de l\u2019\u00e9laboration de l\u2019outil, il a fallu se demander comment communiquer efficacement les connaissances \u00e0 divers publics. Un dessin circulaire avec plusieurs anneaux, par exemple, vise \u00e0 montrer l\u2019interconnectivit\u00e9 de diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments. Il rappelle les relations entre la sant\u00e9 humaine et le bien-\u00eatre du monde naturel ainsi que les solutions connues parmi et entre les diff\u00e9rents acteurs. <\/p>\n\n\n\n Mme Devine souligne que les peuples autochtones et les communaut\u00e9s locales sont particuli\u00e8rement importants pour g\u00e9rer la biodiversit\u00e9 de fa\u00e7on responsable et trouver des solutions au changement climatique. <\/p>\n\n\n\n Mme Al-Sahili est d\u2019accord avec ce point de vue. Elle souligne l\u2019importance de comprendre le colonialisme et les pratiques coloniales dans l\u2019exacerbation des cons\u00e9quences sanitaires associ\u00e9es au changement climatique. \u00ab Les victimes du colonialisme subissent les effets les plus imm\u00e9diats du changement climatique, observe Mme Al-Sahili, mais ce sont elles qui ont le moins contribu\u00e9 au r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te. Les voix des personnes qui ont des visions du monde non occidentales, et en particulier les savoirs, les perspectives et les fa\u00e7ons de faire autochtones, sont essentielles pour d\u00e9coloniser les outils de sant\u00e9 plan\u00e9taire. \u00bb <\/p>\n\n\n\n Il faut donc reconna\u00eetre que nous vivons dans un monde pluraliste, o\u00f9 coexistent plusieurs modes de connaissance diff\u00e9rents. <\/p>\n\n\n\n Un grand nombre de scientifiques form\u00e9s en Occident comprennent le monde en termes de syst\u00e8mes et de variables. Cela peut \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rent de la mani\u00e8re dont d\u2019autres communaut\u00e9s et cultures se comprennent elles-m\u00eames et comprennent leur environnement. Malgr\u00e9 la diversit\u00e9 de leurs communaut\u00e9s, plusieurs peuples autochtones, par exemple, consid\u00e8rent que le monde est impr\u00e9gn\u00e9 de responsabilit\u00e9s fortes, voire sacr\u00e9es, \u00e0 l\u2019\u00e9gard des terres qui sont les leurs depuis des temps imm\u00e9moriaux. Les scientifiques autochtones peuvent apporter des connaissances autochtones \u00e0 la r\u00e9solution des probl\u00e8mes lorsqu\u2019ils et elles cherchent \u00e0 comprendre et \u00e0 att\u00e9nuer le changement climatique [1]<\/a>. <\/p>\n\n\n\n Le cadre doit r\u00e9pondre \u00e0 des paradigmes concurrents. En tant qu\u2019outil vivant, il est toujours possible de le modifier, de le mettre \u00e0 jour et de l\u2019am\u00e9liorer. <\/p>\n\n\n\n Les membres du s\u00e9minaire ont apport\u00e9 de nombreuses id\u00e9es \u00e0 la conversation. <\/p>\n\n\n\n Certaines personnes ont sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019il serait utile d\u2019ajouter des r\u00e9cits \u00e0 l\u2019outil pour illustrer et diffuser les connaissances \u00e0 un large public. Les r\u00e9cits nous repr\u00e9sentent et sont au c\u0153ur de ce que nous sommes en tant qu\u2019\u00eatres humains. Comme l\u2019a fait remarquer le professeur Orbinski, \u00ab nous disposons de beaucoup de donn\u00e9es scientifiques sur le changement climatique, mais nous n\u2019avons pas beaucoup de r\u00e9cits. \u00bb <\/p>\n\n\n\n Des r\u00e9cits convaincants, au m\u00eame titre que la science ou combin\u00e9s avec elle, sont n\u00e9cessaires pour nous aider \u00e0 comprendre les d\u00e9fis que repr\u00e9sente le changement climatique. <\/p>\n\n\n\n D\u2019autres personnes ont propos\u00e9 de cr\u00e9er un programme de certificat au sein de l\u2019Institut de recherche en sant\u00e9 mondiale afin de partager les connaissances au sein du monde universitaire sur l\u2019importance cruciale de la sant\u00e9 plan\u00e9taire. <\/p>\n\n\n\n De plus, l\u2019outil de sant\u00e9 plan\u00e9taire doit \u00eatre pertinent au-del\u00e0 du monde universitaire. Le groupe a soulign\u00e9 que pour \u00eatre utile, il doit \u00eatre compris par la plupart des gens. Certaines personnes ont sugg\u00e9r\u00e9 de cr\u00e9er un site Web pour rendre l\u2019outil interactif, dynamique et accessible \u00e0 une vaste gamme d\u2019utilisateurs. <\/p>\n\n\n\n Lors de cette discussion anim\u00e9e, la relation entre la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre au niveau mondial et la sant\u00e9 de la plan\u00e8te a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises. Nous ne serons en bonne sant\u00e9, en tant que communaut\u00e9s, que si nous vivons dans des \u00e9cosyst\u00e8mes sains. Cela exige que nous fassions notre possible pour att\u00e9nuer le changement climatique et pr\u00e9venir d\u2019autres cons\u00e9quences n\u00e9gatives, souffrances et pertes, tout en plaidant en faveur d\u2019un avenir plus durable et plus \u00e9quitable sur le plan de l\u2019\u00e9cologie. [1]<\/a> Voir, par exemple, la scientifique Anishinaabe Myrle Ballard : Article r\u00e9dig\u00e9 par Liliana Antonshyn et Alyssa Ramos, apprenties chercheuses au sein du programme du Coll\u00e8ge Glendon de l\u2019Universit\u00e9 York. Le 29 mars dernier, l\u2019Institut Dahdaleh pour la recherche en sant\u00e9 mondiale a organis\u00e9 une discussion collective anim\u00e9e par Mmes Carol Devine et Yasmin Al-Sahili. 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